L’univers deGITE iEMFRé

Les jojos.

Des sculptures entre l’homme et le singe, les stars et les anonymes.

PUNKY
Céramique customisée émaillage argenté L 46 cm l 32 cm H 37 cm Pds 14.4 kg
KARL & SA CHOUPETTE
Céramique customisée émaillage noir et blanc L 37 cm l 34 cm H 39 cm Pds 15 kg L 37 cm l 14 cm H 38 cm Pds 7 kg
JPG Jean Paul Gaultier
Céramique customisée - émaillage rouge L 46 cm l 36 cm H 43 cm Pds 17.6 kg
JPG Jean Paul Gaultier
Céramique customisée - émaillage rouge L 46 cm l 36 cm H 43 cm Pds 17.6 kg
BOB
Céramique customisée - émaillage rouge L 36 cm l 29 cm H 36 cm Pds 13 kg
BIKER
Céramique customisée - émaillage rouge L 46 cm l 36 cm H 43 cm Pds 15 kg
BEAUBALLBOY
Céramique customisée - émaillage rouge L 45 cm l 34 cm H 43 cm Pds 17.5 kg
BEAUBALLBOY
Céramique customisée - émaillage rouge L 45 cm l 34 cm H 43 cm Pds 17.5 kg
BAD BOY
Résine customisée - pièce unique L 37 cm l 35 cm H 48 cm 1/1
BAD BOY
Résine customisée - pièce unique L 37 cm l 35 cm H 48 cm 1/1
FRIMEUR
Céramique customisée - émaillage rouge L 38 cm l 30 cm H 37 cm Pds 13.6 kg
IRIS APFEL
Céramique customisée - émaillage blanc L 36 cm l 30 cm H 37 cm Pds 13.5 kg
COCO CHANEL
Céramique customisée - émaillage rouge L 44 cm l 34.5 cm H 49 cm Pds 21 kg
BOB
Céramique customisée - émaillage rouge L 47 cm l 34.5 cm H 41 cm Pds 16.5 kg

Les œuvres en vidéo

Découvrez deux personnages de la série des Jojos en vidéo. Cliquez sur lecture pour les regarder.

Rocoeur
Beauball Boy

Où en est l’homme aujourd’hui ?

Qu’est-il devenu ? Comment a-t-il évolué ?

Une série de sculptures réalisée à partir de 2014. Au départ, ce n’était pour moi qu’un animal au même titre que les autres : rhinocéros, ours, hippopotame… Le nom « JOJO » vient de celui d’un chimpanzé qui se trouvait au parc de la Pépinière à Nancy, où j’ai passé de nombreuses heures pendant mon enfance…

Petit à petit, au fil des réalisations, Jojo s’est de plus en plus « humanisé »… L’Homme et le singe, l’objet de nombreuses controverses. Aujourd’hui, pour la paléoanthropologie contemporaine, l’homme ne descend pas du singe, l’homme est un singe.

À travers cette série de sculptures qui parfois reprend des icônes de nos sociétés contemporaines, j’ai envie d’interpeller, en rappelant que, quelle que soit la personne représentée, elle est un singe. Cela permet de remettre chacun à sa place.

Nous vivons actuellement, particulièrement à travers beaucoup d’œuvres d’art, une « iconisation » des individus. À travers leurs images sont gravés dans l’inconscient collectif des sentiments que nous leur prêtons parfois à tort ou à raison… Il suffit d’en nommer quelques-uns pour que tout de suite apparaissent des symboles et des images liés à des sentiments : Coluche, Gainsbourg, Brigitte Bardot, Steve McQueen…

Les personnages que j’ai représentés, comme Karl Lagerfeld, Jean-Paul Gaultier, Bob Marley, Michael Jackson, Einstein… ont été choisis un peu au hasard, mais surtout pour ce qu’ils représentent.

D’autres personnages sont empruntés, si l’on peut dire, à la société civile. Ce sont des anonymes que l’on peut croiser et qui sont le reflet de notre société : le badboy, le frimeur, le rockeur, le punk, le fan de foot, le biker, le penseur, le boxeur… Tous ont un côté attachant, car ce sont des personnages authentiques et sans concessions, peut-être contrairement à la série des « stars »…

Je n’ai pas de thème de prédilection et tant que j’aurai des envies et des occasions d’en créer de nouveaux, je continuerai…

Gite iEMFré

L’ÊTRE et le PARAÎTRE

À propos de la série des Jojos.

« Des formes arrondies, un rendu lisse et pourtant, quelque chose de premier, de primitif se dégage de ces sculptures. Là où Koons ne montre que le lisse, sans accroc, bref l’industriel et voudrait distiller la matière pour ne plus en garder que son côté simple et infantilisant, GITE montre la complexité dans sa série des Jojos.

Elle choisit les plus grands dans le monde de l’art, de la mode et des sciences pour n’en extraire que quelques traits et rappeler que même et peut-être surtout, ceux qui pourraient finir par se confondre avec l’image qu’on se fait d’eux, conservent un ancêtre commun avec le singe. N’est-ce pas justement cette image d’eux, ce spectacle d’eux, qui pourrait finir par prendre le pas sur leur existence qu’elle pointe ?

Comme le disent G. Debord et G. Anders, mais aussi C. Lasch, quand le spectacle de la personne finit par être plus important que la personne, elle risque de préférer sa propre image. C’est ce que dénonce C. Lasch quand il reprend le mythe de Narcisse qui n’est pas celui qui est « tombé » amoureux de lui-même. Lasch explique que ce mythe ne dénonce pas les pièges de l’amour, mais les pièges de la confusion entre l’être et son image. Entre l’essence et l’apparence. Entre l’être et le spectacle de l’être. Entre l’être et l’avoir…

Vaste programme pour notre société ! »

Hervé Le Meur

Une question sur un jojo ?

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